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ÉDITIONS SAVOY · DOSSIER DE CONTRÔLE DES SOURCES

Lire le syriaque sans combler les lacunes.

Ode 11 des Odes de Salomon : confronter les photographies du manuscrit Harris, sa transcription scientifique et le grec du Papyrus Bodmer XI.

ÉTAT DES PREUVES · 2026-10-20 · Dossier documentaire, non édition diplomatique achevée

Une distinction qui change la lecture

Voir une photographie ne signifie pas en avoir collationné chaque caractère. Distinguer témoin photographié, transcription éditée, texte perdu et interprétation secondaire.

Le début de 11.22 est lacunaire dans la transcription syriaque. Une paraphrase citée dans des commentaires n’est pas une séquence complète de caractères dont nous aurions validé l’existence sur la photographie du manuscrit.

Le rapprochement « reste » (syriaque) / « volonté » (grec) est une hypothèse de comparaison documentée par les travaux secondaires, et non un alignement directement confirmé mot à mot sur les deux manuscrits dans la présente campagne. Ce dossier remplace toute impression de collation bilatérale accomplie.

LES TROIS NIVEAUX DE SOURCE

Photographie, transcription, autre témoin

photographies du manuscrit reproduites par Harris et Mingana (1916)

Manuscrit syriaque Harris (Rylands Cod. Syr. 9)

Deux reproductions du manuscrit original examinées visuellement ; absence de transcription paléographique indépendante et systématique de la graphie syriaque.

J. Rendel Harris et Alphonse Mingana, The Odes and Psalms of Solomon, vol. I : The Text, 1916
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transcription Unicode éditée, fondée sur l'édition de J. H. Charlesworth (1973)

Digital Syriac Corpus, Ode 11 (TEI 154.xml)

Transcription éditoriale lue et inspectée ; elle distingue explicitement une lacune au début de la strophe 22.

James E. Walters et équipe Digital Syriac Corpus, d’après J. H. Charlesworth, The Odes of Solomon: The Syriac Texts, 1973
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images IIIF officielles BodmerLab, vues 047 et 048

Papyrus Bodmer XI (grec)

Photographies grecques contrôlées sur image ; l'édition critique demeure nécessaire pour les lectures douteuses.

  • Vue Bodmer 047 · Ode 11.13–17
  • Vue Bodmer 048 · Ode 11.18–23
Fondation Martin Bodmer, Cologny, avec BodmerLab (Université de Genève)
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CONTRÔLE PASSAGE PAR PASSAGE

Quatre observations sur l’Ode 11

PASSAGE 11.16c–h

Stiques grecs supplémentaires

TÉMOIN SYRIAQUE / TEI

La strophe 16 dans la transcription TEI comporte deux lignes de texte syriaque. Aucun bloc correspondant aux six stiques grecs 16c–h n'y est transcrit.

TÉMOIN GREC / BODMER XI

Le Bodmer XI montre une séquence grecque plus développée. La numérotation 16c–h et son traitement sont déterminés par les éditions modernes.

Ce qui est vérifié

Différence de longueur documentaire confirmée par consultation de la transcription syriaque éditée et de la photographie grecque ; absence manuscrite à vérifier lors d'une future collation paléographique complète.

Les photographies du manuscrit Harris sont identifiées pour cette unité, mais la séquence syriaque n'a pas été déchiffrée indépendamment signe par signe.

PASSAGE 11.22a

Le début de 11.22 demeure lacunaire dans la transcription syriaque

TÉMOIN SYRIAQUE / TEI

Le Digital Syriac Corpus présente une ligne initiale « … » pour la strophe 22, puis une ligne conservée sur le souvenir durable des serviteurs fidèles.

TÉMOIN GREC / BODMER XI

P. Bodmer XI, vue 048, permet de reconnaître la séquence grecque « ὡς τὸ θέλημά σου » par confrontation de la photographie et de la lecture éditée.

Ce qui est vérifié

On ne doit PAS présenter l'équivalent syriaque « comme ton reste » cité dans des études comme une leçon directement déchiffrée et entièrement conservée au même endroit dans Harris. Le statut exact de cette restitution doit être discuté avec les éditions.

Le signe « … » est présent dans le TEI de Charlesworth ; la reproduction Harris localise la zone, mais ne suffit pas ici à rétablir les lettres manquantes.

PASSAGE 11.22 (fin)

La partie finale reste transmise en syriaque

TÉMOIN SYRIAQUE / TEI

Après la lacune de 11.22, le TEI conserve une phrase évoquant la mémoire durable des serviteurs fidèles. Cette phrase n'établit pas à elle seule la lecture du début perdu.

TÉMOIN GREC / BODMER XI

Le passage grec Bodmer conserve une séquence dont le découpage ne coïncide pas mot à mot avec les divisions françaises de la restitution Savoy.

Ce qui est vérifié

Séparer le texte effectivement conservé, l'omission et les interprétations fondées sur d'autres témoins.

La fin syriaque est disponible en transcription TEI CC BY 4.0. Pas de traduction syriaque autonome définitive proposée ici.

PASSAGE 11.22b

Un stique grec sans pendant dans la transcription syriaque

TÉMOIN SYRIAQUE / TEI

Aucun stique autonome 11.22b n'apparaît après la strophe 22 du TEI. Les manuscrits doivent cependant être contrôlés directement pour clore l'analyse.

TÉMOIN GREC / BODMER XI

La vue 048 du Bodmer XI montre un stique lié aux eaux ; plusieurs lectures du terme litigieux restent discutées.

Ce qui est vérifié

L'absence dans la transcription est vérifiable ; l'établissement de la leçon grecque difficile demeure ouvert.

Le stique grec n'est pas traduit ni reconstruit à partir du syriaque absent.

Une édition qui ne transforme pas les hypothèses en texte

Aucune restitution française ou grecque canonique n'a été modifiée. Ode 2 demeure perdue, sans interpolation ni rétroversion.

Les photographies restent hébergées chez leurs institutions ou dans une édition ancienne librement consultable ; elles ne sont pas ajoutées aux fichiers du site des Éditions Savoy.