Ode 11 des Odes de Salomon : confronter les photographies du manuscrit Harris, sa transcription scientifique et le grec du Papyrus Bodmer XI.
ÉTAT DES PREUVES · 2026-10-20 · Dossier documentaire, non édition diplomatique achevée
Une distinction qui change la lecture
Voir une photographie ne signifie pas en avoir collationné chaque caractère. Distinguer témoin photographié, transcription éditée, texte perdu et interprétation secondaire.
Le début de 11.22 est lacunaire dans la transcription syriaque. Une paraphrase citée dans des commentaires n’est pas une séquence complète de caractères dont nous aurions validé l’existence sur la photographie du manuscrit.
Le rapprochement « reste » (syriaque) / « volonté » (grec) est une hypothèse de comparaison documentée par les travaux secondaires, et non un alignement directement confirmé mot à mot sur les deux manuscrits dans la présente campagne. Ce dossier remplace toute impression de collation bilatérale accomplie.
LES TROIS NIVEAUX DE SOURCE
Photographie, transcription, autre témoin
photographies du manuscrit reproduites par Harris et Mingana (1916)
Manuscrit syriaque Harris (Rylands Cod. Syr. 9)
Deux reproductions du manuscrit original examinées visuellement ; absence de transcription paléographique indépendante et systématique de la graphie syriaque.
La strophe 16 dans la transcription TEI comporte deux lignes de texte syriaque. Aucun bloc correspondant aux six stiques grecs 16c–h n'y est transcrit.
TÉMOIN GREC / BODMER XI
Le Bodmer XI montre une séquence grecque plus développée. La numérotation 16c–h et son traitement sont déterminés par les éditions modernes.
Ce qui est vérifié
Différence de longueur documentaire confirmée par consultation de la transcription syriaque éditée et de la photographie grecque ; absence manuscrite à vérifier lors d'une future collation paléographique complète.
Les photographies du manuscrit Harris sont identifiées pour cette unité, mais la séquence syriaque n'a pas été déchiffrée indépendamment signe par signe.
PASSAGE 11.22a
Le début de 11.22 demeure lacunaire dans la transcription syriaque
TÉMOIN SYRIAQUE / TEI
Le Digital Syriac Corpus présente une ligne initiale « … » pour la strophe 22, puis une ligne conservée sur le souvenir durable des serviteurs fidèles.
TÉMOIN GREC / BODMER XI
P. Bodmer XI, vue 048, permet de reconnaître la séquence grecque « ὡς τὸ θέλημά σου » par confrontation de la photographie et de la lecture éditée.
Ce qui est vérifié
On ne doit PAS présenter l'équivalent syriaque « comme ton reste » cité dans des études comme une leçon directement déchiffrée et entièrement conservée au même endroit dans Harris. Le statut exact de cette restitution doit être discuté avec les éditions.
Le signe « … » est présent dans le TEI de Charlesworth ; la reproduction Harris localise la zone, mais ne suffit pas ici à rétablir les lettres manquantes.
PASSAGE 11.22 (fin)
La partie finale reste transmise en syriaque
TÉMOIN SYRIAQUE / TEI
Après la lacune de 11.22, le TEI conserve une phrase évoquant la mémoire durable des serviteurs fidèles. Cette phrase n'établit pas à elle seule la lecture du début perdu.
TÉMOIN GREC / BODMER XI
Le passage grec Bodmer conserve une séquence dont le découpage ne coïncide pas mot à mot avec les divisions françaises de la restitution Savoy.
Ce qui est vérifié
Séparer le texte effectivement conservé, l'omission et les interprétations fondées sur d'autres témoins.
La fin syriaque est disponible en transcription TEI CC BY 4.0. Pas de traduction syriaque autonome définitive proposée ici.
PASSAGE 11.22b
Un stique grec sans pendant dans la transcription syriaque
TÉMOIN SYRIAQUE / TEI
Aucun stique autonome 11.22b n'apparaît après la strophe 22 du TEI. Les manuscrits doivent cependant être contrôlés directement pour clore l'analyse.
TÉMOIN GREC / BODMER XI
La vue 048 du Bodmer XI montre un stique lié aux eaux ; plusieurs lectures du terme litigieux restent discutées.
Ce qui est vérifié
L'absence dans la transcription est vérifiable ; l'établissement de la leçon grecque difficile demeure ouvert.
Le stique grec n'est pas traduit ni reconstruit à partir du syriaque absent.
Une édition qui ne transforme pas les hypothèses en texte
Aucune restitution française ou grecque canonique n'a été modifiée. Ode 2 demeure perdue, sans interpolation ni rétroversion.
Les photographies restent hébergées chez leurs institutions ou dans une édition ancienne librement consultable ; elles ne sont pas ajoutées aux fichiers du site des Éditions Savoy.